Perito Moreno, mon Amour

Love devant le Périto Moreno

Descente au bout du monde : El Calafate

5h25 départ de notre avion pour la Patagonie. C’est le début de l’aventure Into the wild. C’est une bonne façon d’apprendre à se débrouiller. En bons Européens que nous sommes, il est souvent plus facile de voyager en prévoyant tout : les bus, les avions, les hôtels, diner et déjeuner au resto. A la fin, le budget ne colle pas du tout avec ce que l’on s’est fixé. Du coup, le voyage implique de prendre des risques. Sortir de sa zone de confort. Faire marcher son imagination. Prendre son temps et apprendre la patience.

Arrivée venteuse à El Calafate

Constatant que tout, en Patagonie, est très cher et très touristique, nous décidons, en partant de Buenos Aires, de ne rien booker et de se laisser porter par la buena onda, les bonnes ondes des argentins.

La Buena Onda

Nous atterrissons à El Calafate, où nous avions prévu de n’y rester qu’une journée avant de partir vers Torres del Paine, au Chili, pour quelques jours de trek. Le programme était de trouver un endroit pour dormir, d’aller visiter le Perito Moreno et d’acheter des places de bus pour partir vers Puerto Natales. Si nous étions restés Français l’addition, à la fin de la journée, serait de 3000 pesos minimum, l’équivalent de 200 eu.

Pour arriver à notre fin et ne dépenser que 600 pesos, nous avons trouvé un refuge : « La Cueva, refuge de montagne ». Un endroit magique, existant depuis 35 ans et qui avait pour habitude d’accueillir des alpinistes. Car ne l’oublions pas, si nous avons l’air d’avoir un peu froid, ce n’est rien comparé aux mois d’hiver. C’est un endroit désenchanté qui a brulé il y a 1 an et demi et qu’une troupe de voyageurs, là pour 3 jours ou 3 mois, retape à sa façon. Ils nous ont accueilli gratuitement et chaleureusement pour une nuit.

Pour faire entrer un peu d’argent au sein de la communauté, ils préparaient ce soir là des Pan Relleno pour les vendre dans la rue lors du Festival de musique de la ville. Nous en avons profité pour tirer quelques conseils à Léo, le chef cuisto de la communauté. Ayant passé de nombreuses années en Italie, il a aussi partagé avec nous, les secrets de sa pizza..

Devenir Caminantes

Dans la journée, nous avions décidé de ne pas succomber à la facilité du bus pour le Perito Moreno mais de s’y rendre en stop. Avec la Buena Onda ambulante, tout est plus facile. Nous avons d’abord été pris par Mario, un chauffeur de bus qui se rendait à vide vers le Perito. Grâce à lui nous avons avancé de 20 km et surtout rencontré Gonzalo et Ain, deux jeunes Argentins sur la route depuis 40 jours roadtripant depuis le nord jusqu’à Ushuaia en stop, Ils nous ont appris les ficelles de cette vie. Nous avons partagé notre déjeuner et le Maté. Ensuite, nous nous sommes fait ramasser tous les 4 par une famille Chilienne. Nous étions 9 dans la voiture jusqu’a l’entrée du Parc. Après un bon km à pied, nous avons rencontré Lorena et Edouardo qui nous ont aidé à terminer notre route. Ils nous ont également proposé le retour à El calfate et habitant tout près de Puerto Natales, ils nous ont finalement donné rendez vous le lendemain pour faire la route avec eux.

Perito Moreno

Un glacier inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, c’est un don de la nature qui se mérite… Au final, nous avons voyagé pendant 3 bonnes heures avant d’atteindre notre objectif ultime : le Perito Moreno, mon amour… Pas moins de 257 km carré de glace finissant par une longue falaise abrupte de plus de 50 mètres tombant dans un lac à l’eau d’un bleu laiteux. Imaginez plutôt la meringue d’une tarte au citron géante, passant du bleu pâle au bleu klein. On est resté sans voix à le contempler pendant des heures.

Résultat : nous n’avons rien dépensé ou presque, avons passé une première journée d’aventure bien remplie, avons eu la chance de venir contempler le Perito Moreno (bon ok de pleurer devant) et on se dit que la suite des aventures risque d’être extraordinaire. A l’heure où je vous écris, nous nous dirigeons vers Torres del Paine dans la Renault de Lorena et Eduardo, croyez le ou non, ici les voitures françaises ont la côte. Nous n’avons qu’une seule obligation aujourd’hui : acheter une tente, un réchaud, un Thermos et le maté pour enfin devenir Caminantes de Argentina.

Allez dernière série en cadeau : on y a été l’après midi et du coup on a eu la chance d’assister à plusieurs chutes de glaces….

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